Marie Bartle rejoint Greensolver au poste de directrice de BESS
Marie Bartle rejoint Greensolver au poste de directrice de BESS
L’Europe installe des batteries à un rythme plus rapide que celui auquel elle acquiert de l’expérience dans leur exploitation. Alors que le stockage passe du statut de complément de niche à celui de classe d’actifs incontournable dans les portefeuilles des investisseurs, la question décisive n’est plus de savoir s’il faut construire un système de stockage d’énergie par batterie (BESS), mais comment le faire fonctionner de manière sûre et rentable tout au long de sa durée de vie. Afin d’accompagner nos clients sur cette question, Marie Bartle a rejoint Greensolver début septembre en tant que directrice BESS, basée à Londres.
Table des matières
- Un marché du stockage qui connaît une croissance plus rapide que ses performances historiques
- Cinq ans au cœur du marché mondial du stockage
- C’est là que se joue réellement la valeur des systèmes de stockage d’énergie par batterie (BESS)
- Quels changements pour les clients de Greensolver ?
- Conclusion
- Sources
Un marché du stockage qui connaît une croissance plus rapide que ses performances historiques
Les chiffres ne laissent guère de place au doute. Selon EUPD Research, les installations européennes de stockage par batterie devraient atteindre 57 GWh en 2026, soit une hausse de 78 % par rapport aux 32 GWh installés en 2025, l’Allemagne, la Bulgarie, l’Italie, le Royaume-Uni et l’Espagne menant le bal. SolarPower Europe a enregistré une nouvelle année record dans la seule Union européenne, avec 27,1 GWh ajoutés en 2025 et une capacité cumulée atteignant 77,3 GWh, alors que les besoins s’élèvent à environ 750 GWh d’ici 2030 pour répondre aux besoins de flexibilité du bloc. Le dixième rapport « European Market Monitor on Energy Storage », publié par Energy Storage Europe et LCP Delta, estime la capacité des batteries installées en amont du compteur à 18,5 GW / 34,4 GWh à la fin de 2025.
En d’autres termes, la capacité est en train d’arriver. L’historique d’exploitation, lui, ne suit pas — du moins pas au même rythme. La majeure partie du parc européen à l’échelle du réseau a été mise en service au cours des trente-six derniers mois, ce qui signifie que le secteur continue d’accumuler des données concrètes sur le comportement face à la dégradation, la disponibilité en cas de cycles intensifs, l’application des garanties et la pérennité des revenus. C’est précisément dans ce fossé entre le déploiement et l’expérience que les propriétaires, les prêteurs et les investisseurs ont besoin d’un soutien indépendant.
Cinq ans au cœur du marché mondial du stockage
Marie Bartle a occupé ces cinq dernières années le poste de responsable mondiale du stockage d’énergie au sein d’un grand cabinet de conseil européen. Au cours de cette période, elle a travaillé sur environ 10 GW de projets de systèmes de stockage d’énergie par batterie (BESS) et avec des clients dans plus de 50 pays, répartis sur 6 continents, dans les domaines du stockage par batterie, de l’éolien et du solaire photovoltaïque.
Cette combinaison a son importance. Le stockage n’est pratiquement plus jamais évalué isolément : les configurations en colocalisation et hybrides impliquent que le même raccordement au réseau, le même terrain et, souvent, le même comité d’investissement doivent être évalués pour deux ou trois technologies à la fois. Un conseiller ayant déjà évalué des actifs éoliens et solaires ainsi que des batteries perçoit ces compromis différemment d’un spécialiste du stockage pur.
Selon ses propres mots :
« L’expertise opérationnelle de Greensolver est sans égale : grâce à une offre combinée de services de gestion d’actifs et de conseil financier et technique, l’entreprise apporte une vision globale des installations d’énergie renouvelable à toutes les étapes du cycle de vie d’un projet. Je suis ravie de faire partie de cette équipe et j’ai hâte de découvrir tout ce que nous pourrons accomplir ensemble. »
C’est là que se joue réellement la valeur des systèmes de stockage d’énergie par batterie (BESS)
Trois questions dominent les discussions de nos clients en 2026, et chacune d’entre elles se situe à la croisée de l’analyse technique et de l’analyse financière.
1. Quel modèle de revenus, et à quel prix pour le potentiel de rentabilité ? Les marchés européens se sont de fait scindés en deux. Sur les marchés régis par des contrats ou hybrides, tels que l’Italie, la Pologne et le Royaume-Uni, les accords de capacité à long terme ou de péage permettent d’atteindre des TRI hors endettement compris entre 12 et 17 %. Sur les marchés exposés au marché libre, comme l’Allemagne, la France et les Pays-Bas, les rendements dépendent bien davantage de la sophistication des opérations de négoce, les services auxiliaires représentant toujours une part importante des revenus pour les actifs à courte durée de vie — jusqu’à 67 % pour une batterie allemande type d’une durée de vie de deux heures. Les structures de concession, de « floor-plus-share » et entièrement exposées au marché libre transfèrent chacune le risque à une partie différente, et ce choix détermine à la fois le niveau d’endettement et le degré de rigueur avec lequel les prêteurs examineront le dossier.
2. Dans quelle mesure faut-il exploiter cet actif ? Le cumul des revenus n’est pas une aubaine. Des études menées sur le marché britannique montrent que la participation au mécanisme d’équilibrage, associée à l’arbitrage de gros, peut augmenter considérablement les revenus, tandis qu’une augmentation de 10 % des offres non retenues réduit le bénéfice d’environ 7 %, soit environ 12 000 £ par MW et par an. Parallèlement, des cycles de fonctionnement plus fréquents accélèrent la dégradation. Optimiser la mise en service sans épuiser discrètement la marge de garantie nécessite un modèle de dégradation que le propriétaire — et pas seulement l’optimiseur ou le fabricant d’équipement d’origine — puisse analyser.
3. Le dossier relatif à la sécurité et à la conformité est-il solide ? La prévention des emballements thermiques, la stratégie de lutte contre les incendies, les documents relatifs aux autorisations et les dispositions en matière de santé, de sécurité et d’environnement (HSE) sur le site occupent désormais une place centrale dans le cadre de la diligence raisonnable, des négociations d’assurance et de l’obtention des autorisations d’urbanisme. Ce sont également les domaines dans lesquels un dossier de projet hérité et non revu pose le plus de problèmes après l’acquisition.
Aucune de ces questions ne peut trouver de réponse dans le cadre d’une analyse technique ou d’un modèle financier pris isolément. C’est là toute la logique qui sous-tend l’approche intégrée de Greensolver en matière de BESS, qui associe le conseil technique, le conseil financier et le conseil en santé et sécurité à une gestion d’actifs à long terme.
Quels changements pour les clients de Greensolver ?
La mission de Marie est délibérément axée sur la pratique. Elle développe l’offre BESS de Greensolver, collabore avec nos équipes commerciales sur les livrables destinés aux clients afin que l’expertise technique se reflète directement dans les propositions et les rapports, et représente notre expertise en matière de stockage lors d’événements professionnels à travers l’Europe.
Le fait d’opérer depuis Londres la place sur l’un des marchés du stockage les plus exigeants d’Europe, où le mécanisme d’équilibrage, les contrats de capacité et un secteur du marché libre en pleine maturation ont déjà généré plusieurs années de données réelles sur les déploiements. Greensolver Asset Management a été sélectionnée, à l’issue d’un appel d’offres concurrentiel, pour accompagner les opérations de stockage par batterie d’un client au Royaume-Uni — le genre de mandat qui transforme la théorie du marché en réalité opérationnelle.
Pour les clients, cela se traduit concrètement par un processus plus court entre la question et la réponse : un interlocuteur unique et expérimenté, capable de définir un dossier d’analyse de rentabilité pour un projet de stockage, de remettre en question une hypothèse de dégradation et de rester impliqué une fois l’installation opérationnelle. Si vous souhaitez discuter avec elle d’un projet ou d’un portefeuille spécifique, vous pouvez la contacter via notre formulaire de contact.
Conclusion
L’essor du stockage en Europe est bien réel, mais les augmentations de capacité ne suffisent pas à elles seules à refléter la création de valeur. Les actifs qui afficheront les meilleures performances au cours de la prochaine décennie seront ceux dont les propriétaires auront compris, avant la clôture financière, ce que leur modèle économique exigeait du matériel — et qui auront ensuite continué à l’évaluer. Le renforcement de notre position de leader dans le domaine des systèmes de stockage d’énergie par batterie (BESS) est une réponse directe à cette évolution.
La question suivante nous est de plus en plus souvent posée : alors que les projets combinant éolien et stockage ou solaire et stockage, implantés sur un même site, deviennent la norme plutôt que l’exception, comment les propriétaires doivent-ils gérer des actifs qui répondent simultanément à deux logiques de marché différentes ? Nous y reviendrons dans un prochain article. En attendant, notre enregistrement du webinaire sur la modélisation du potentiel économique des systèmes de stockage d’énergie par batterie (BESS) explique comment nous abordons l’incertitude dans les analyses de rentabilité liées au stockage.
Sources
- Le marché européen du stockage devrait atteindre 57 GWh en 2026, selon EUPD Research — Actualités ESS
- L’UE installe une capacité record de stockage par batterie de 27 GWh en 2025 — S&P Global, d’après le rapport de SolarPower Europe sur le marché européen du stockage par batterie
- Rapport sur le marché européen du stockage d’énergie (EMMES 10) — Energy Storage Europe & LCP Delta
- L’avantage de l’Europe en matière de stockage par batterie — Capstone
- Stockage par batterie : stratégies pour maximiser les revenus et garantir la réussite des investissements — Macquarie Asset Management
- Équilibrage à l’aide de batteries : l’impact du cumul des revenus et des taux de saut — Journal of Energy Storage
Rédigé par Paul Prieto, responsable marketing